Aiguille du Peigne

3192 m, massif du Mont Blanc

Vie normale (AD)

Août 1968

Avec : inconnue.

Un course dont je me rappellerais. Ce fut une de mes plus belles douches.

Je suis parti avec une fille dont je ne n’avais jamais rencontré auparavant. Au CAF de Chamonix, on m’avait dit qu’elle était débutante mais qu’elle passait du V en second. effectivement, elle passait le V, mais elle ne passait pas plus vite le II !

Nous ne montâmes quand même pas si mal que ça puisque nous réussîmes à rattraper une cordée de 3 qui nous précédait.

Il se mit à neiger à environ 200 m sous le sommet, nous obligeant à descendre. Ce fut la Bérezina ! Trempés, moitié morts de froid ; dans le couloir je poussais sans ménagements mon second qui descendait sur les fesses retenu par la corde.

Nous arrivâmes au Plan de l’Aiguille à 7h du soit après la dernière benne. Ma compagne alla passer la nuit au refuge et pour ma part, je pris le sentier pour Chamonix toujours sous la pluie battante.

Course en tête

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